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Le process, broyeur d’hommes

Une organisation dont la comprehension est distribuee, c’est une organisation dont personne ne peut reussir a comprendre le systeme a tous les niveaux a cause de sa complexite, tant par les specificites de certains domaines, que par la multitude de taches a coordonner.

Ceci est difficile. Il faut plannifier, optimiser, et donc creer des process. Le process dicte une maniere de mener un projet a bien, pour que toutes les parties prenantes soient informees du projet et qu’il puisse etre valide a sa sortie.

C’est un peu comme suivre un chemin trace par Viamichelin (mon cote clermontois), tout en respectant le code de la route. Jusque la tout va bien. (comme le parachutiste qui saute sans parachute et qui se repete ca jusqu’a la chute – c’est dans le film “la haine”)

Maintenant supposons que Viamichelin soit intelligent. Un camion en convoi exceptionnel est en train de partir et Viamichelin l’a aiguille sur le chemin le plus rapide. Tenant cette information en compte, elle va aiguiller les autres voitures sur un aute chemin, sachant que cette route sera ralentie par ce camion.

Bon encore plus gros. Tout le traffic est optimise pour que chacun puisse arriver chez lui le plus rapidement possible. Quels arbitrages prendre ? Minimiser la duree du trajet le plus long ? Minimiser la moyenne temporelle du trajet ? Minimiser le nombre de km parcourus (pensons a l’ecologie)?

Alors que se passera-t-il?
Mr Padchansse sors de chez lui et regarde son GPS et suis les indications a la lettre.

Y a plus rapide pour un Clermont-Lyon. Demandez a Sanh. Monsieur Padchansse fait juste partie des aleas du systeme, et bien que son trajet lui paraisse completement debile, il fait du sens pour le plus grand nombre. Des bus entiers ont pu passer sur les routes encombrees, et finalement plein d’autres personnes s’y retrouvent a part monsieur Padchansse.

Ca, c’est parce que on a pris l’hypothese d’un logiciel omniscient et intelligent.

Supposons que maintenant, des gens comme vous et moi sommes aux commandes. Apres plusieurs mois de discussions pour savoir comment on allait appeler ce projet (“Tombouctou”, “Free willy”, “9 sigmas”), on a donc choisit la solution qui laisse tout le monde egalement insatisfait. Free sigmatou, que tous les gens exterieurs au projet trouve debile.

Alors quel est le but de Free sigmatou?
- Implementer les meilleures pratiques pour optimiser les trajets
- Assurer le meilleur developpement de carriere pour toutes les parties prenantes du projet Free Sigmatou, tout en minimisant le risque de retombees sur les decideurs en cas d’echec. C’est a dire externaliser la responsabilite et internaliser le merite potentiel.

Comment faire:
- des process
- des process
- des reunions

Apres avoir reussi a forcer les gens a venir en reunion en meme temps, il est donc important de mettre en place l’agenda des prochaines reunions pour aboutir donc a la validation du projet. ( le go/no go).

Les gens se quittent donc en etant d’accord. “Il faut que cela change”
Un jour, miraculeusement on sort un process de la meme maniere qu’on a accouche du nom.
C’est forcement mieux que ce qu’on avait avant… parce qu’avant c’etait juste “Respecter le code de la route”.
Les meilleures pratiques ont ete identifiees. “Benchmarking Best business practices”, et on va donc les copier.

Alors, on appelle des consultants Viamichelin qui optimisent le reseau, et arrivent avec la conclusion suivante:
“Ne changez rien, ca marche tres bien pour l’instant”.

Scandale! On a perdu autant de temps pour ca?
Alors on demande aux consultants de prendre plusieurs autres parametres en compte comme le fait de devoir faire plus d’efforts que ca, si ils veulent avoir d’autres contrats.

Ils reviennent une semaine pares avec de gros algorithme d’optimisation et definissent donc un ensemble de chemins optimaux pour la collectivite.
Les decisionnaires apprecient, applaudissent, implementent et changent de departement avant d’assumer les consequences.

Monsieur Padchansse suit donc tous les jours le meme process definit par Free Sigmatou, pour le bien de la collectivite. Mr Padchansse se demande pourquoi il doit toujours faire autant de detour meme si le chemin principal est libre, et meme parfois desert.
Des travaux changent la physionnomie du reseau, et bientot, on adopte le process de maniere incrementale.

Et la Mr Padchansse ne comprend plus rien, car une modification sur son trajet l’oblige a revenir a son point de depart et a reprendre un autre chemin tous les jours.

Puisque c’est le mieux pour la collectivite… Mr Padchansse perd 30 minutes tous les jours a partir et a revenir sur ses pas. Au moins, on ne lui reprochera pas de ne pas suivre les process, et en cas de problemes il pourra toujours se dedouaner grace a ca.

Je ne dis pas que les process sont mauvais. Je dis que ce sont des outils inevitables, dont l’entreprise a pousse le vice jusqu’a creer des process pour creer des process.

Vinh LY, processing innovation

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Webjam, de la balle atomique!

J’ai decouvert Webjam il y a pas longtemps. Et c’est vraiment pas mal.

Ce service permet d’editer des pages en mettant fortement l’accent sur le cote communautaire. Alors comment?
- Il est incroyablement facile d’inserer du contenu, de personnaliser sa page (avec des drag and drops, bien sur), d’utiliser toutes sortes de flux externes et de les mettre sur sa page.
- Si un autre Webjam nous interesse, il est possible de repliquer son contenu sur son propre Webjam! Plus besoin de creer son contenu a partir de rien…
- Les differents niveaux de privacy permettent de faire de ces webjams de veritables tableaux de bord et de faciliter tout le travail collaboratif avec des notepads editables par des membres de sa communaute.

Parce qu’un exemple vaut mieux que 10 000 mots, j’en ai cree un en 30 minutes chrono.

Et la, je me demande pourquoi j’ai encore un stupide blog sur blogger. Surement pour la meme raison que j’ai un compte hotmail… Je suis captif, liberez moi!!

Je vais me repeter, mais chaque jour je me dis que tout va vraiment trop vite.

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La diversité pour gérer des projets

Que peut-on en dire?
La diversite est bien entendu generatrice de conflits. Si des gens ayant des profils et des buts differents doivent travailler ensemble, il y aura bien entendu des frictions et des conflits.
Comment faire coincider un cote artistique avec un cote pragmatique?

Effectivement, l’homgeneite des profils permet un fonctionnement plus efficace, car une meilleure communication peut s’installer ainsi qu’une convergence des buts.
Dans la vraie vie, la diversite est incontournable, car les competences necessaires a un projet sont trop variees.

Gromulu! (c’est un bruit de grommellement).
La diversite, c’est du desordre. Et le desordre c’est du profit!

J’ecoutais Eric Abrahamson a la radio, – qui parlait un francais excellent, effort d’autant plus remarquable qu’il est americain, et il parlait du désordre.
Le désordre est une conséquence naturelle de l’entropie, c’est un état vers lequel tout système tend. Il faut de l’ordre pour pouvoir le combattre. Cela a un cout et pas toujours necessairement suffisant pour creer des gains significatifs.
L’exemple du six sigma est probant. Cette methode permet d’auditer et de corriger un processus en long en large et en travers pour pouvoir optimiser le rendement.
C’est d’ailleurs ce qui a ete implemente a 3M par celui qui est devenu CEO de Boeing, Jim McNerney.
Alors que 3M etait connu pour ses innovations comme le post-it – vendre une colle qui colle pas, et par accident – 3M a commence a se reposer sur ses anciens produits, et creer de moins en moins d’innovations significatives.

C’est donc bien le desordre qui cree de la flexibilite et de l’innovation, car le desordre a pour propriete de mettre des objets qui n’ont rien a voir l’un a cote de l’autre, pour creer des interactions stimulantes.

La diversite c’est pareil!
Un artiste et un ingenieur feront bon menage si leurs buts converge le temps du projet. Et d’ailleurs, c’est bien en ayant la diversite que le transfert des competences peut se faire et s’enrichir, et vraiment etre en adequation avec la diversite meme du marche auquel on s’adresse.

Marre de ces profils passe-partout qu’on croit pouvoir mettre partout. Un generaliste n’est pas un multi-specialiste… c’est quelqu’un qui peut coordonner des projets, comprendre un but global et le retranscrire dans le langage de tous ses interlocuteurs.

En vous souhaitant un bon appetit.
(et oui, ma chambre genere du profit selon ces hypotheses)

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"Web2.0", c’est du passé!!

Niark niark, avec un titre comme ca, ca va surement me faire des visiteurs.
Bon alors pourquoi je dis ca?

Et ben c’est du passé parce que c’est a la mode pour le commun des mortels dont je fais partie, et les trend-setters sont déja passés a autre chose. Autre preuve, SNCF 2.0, c’est vraiment la preuve qu’il faut passer a autre chose.

Alors comment faire mieux maintenant? En fait, pas mieux, mais autre chose…

La deconstruction du Web2.0 se fera par plusieurs composantes:

-L’arret de l’over-simplification. Des layouts surchargés et sombres redeviendront a la mode. L’exces de simplicite sera consideree comme du manque de personnalisation et de contenu. Les pratiques de PLV (presentation sur lieu de vente) seront appliquees aux layouts presentes sur le Web. En effet, on a beau dire que l’espace est désormais illimité sur Internet, un écran est limité en terme d’espace, et il faut accrocher suffisamment pour inciter l’internaute a naviguer entre les pages. Bien entendu la surcharge de contenue sera tout de meme assez lisible pour permettre a des element d’accrocher l’oeil de l’internaute.
-La déconstruction des lignes. Les courbes apparaissent, et feront bientot place aux lignes brisees. Le texte ne suivra plus les simples horizontales. C’est la difference qui attire l’oeil.
-Les reseaux portables (dataportability)feront de l’internet un gigantesque myspace, permettant différentes vues d’un meme site, selon le type de réseau par lequel on est lié.

Le blog ressemblera plus a un appartement que l’on fait visiter avec des commentaires, qu’a un agenda avec des photos.

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Corréler, la difficile tâche des économistes.

Récemment, un ami m’a prêté son livre. Freakonomics. Le livre d’économie le plus lu aux états unis.
Là, je commence la lecture avec plein de préjugés. Bien sûr, un livre populaire, pour moi, c’était forcément un mauvais livre. Vox populi, vox demoni.

Et bien, plein de bonnes surprises, qui me laissent toujours aussi perplexe.
Je vous citerai donc l’exemple du “Maillon faible”.
Alors voilà lorsqu’on joue au maillon faible, on vire les plus mauvais au départ qui plombent les profits, et on vire les meilleurs à la fin parce qu’ils risquent de gagner.

Dans le bouquin, pas de discrimination envers les femmes ou les noirs. Mais deux types de discrimintations apparaissent : les hispaniques partent au début et sont gardés à la fin… plus que d’habitude. Preuve que les gens font de la discrimination envers eux, en les considérant comme moins aptes à gagner.
De la même manière, les personnes âgées sont systématiquement dégagés. Preuve que les gens n’aiment pas les “vieux”, tout simplement.

Bon alors, je me plains comme d’habitude, mais:
L’échantillon est fait sur 160 personnes. Combien de minorités étaient représentées ? Si il y avait eu un inuit éliminé, on aurait pu en conclure à une discrimination?
La représentativité de l’échantillon me semble déjà bien difficile à prouver. D’ailleurs, les explications données me semblent naturelles, mais trop naturelles.

D’où le point que j’aimerais faire sur les corrélations.
On remarque qu’il y a une grande concentration de malades vers les hopitaux. Peut-on en conclure que les hopitaux sont responsables de la maladie?
La causalité et la corrélation sont deux choses bien différentes.

Comme le disait un de mes profs d’économie:
Quelqu’un qui veut devenir un bon cycliste observe les pros. Et il remarque les caractéristiques suivantes, qui sont donc des corrélations.
- Enormément d’entraînement (c’est fatiguant)
- Du matos hyper cher (ben, c’est cher)
- les jambes rasées (ça, c’est facile)
Donc cette personne se rase les jambes, mais n’avance pas plus vite. D’où la nécessité de démontrer les différents degrés de corrélation.

Alors pour en revenir à Freakonomics et cette histoire de maillon faible, je dirais qu’on ne peut pas affirmer qu’il y avait de la discrimination sur l’apparence.
Les personnes âgées prenaient peut-être trop de temps à répondre, et empêchaient donc les cagnottes de monter, irritant les autres candidats. Les hispaniques avaient peut-être vraiment tout simplement un niveau de culture général moins élevé sur l’échantillon peut-être peu représentatif.

A force de vouloir faire des histoires faciles à comprendre, elles deviennent moins complètes. Et c’est bien ça toute l’histoire du Marketing.

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New idea emergence

How do you create a new Idea?

People tend to believe that having an idea is worthless, because until you have put it in practise it’s not worth a flying monkey.
Yeah, but ideas are what are creating real breakthroughs in the market. I like to believe that real industry leaders grow from a great idea.
Such as
- Rockfeller bought a dirty apple, cleaned it, sold it and bought two dirty apples. Until he paid people to do it for him.
- Google founders thought that most linked sites were worth seeing, such as in research papers.
and some people take the existing and make it different and hopefully better,
- French guy from Netvibes took the idea from Yahoo and added extra customization.
- Colonel Sanders got his fried chicken worldwide known with KFC.

So people have great idea and start-ups who sunk during 2001 do know that a great idea is not so great when the market is not ready. Now it looks like the market is starving for novelty and lots of old pre 2001 ideas could be re-used.

Ok, so the message is “great ideas are great, but not so great”. Huh, I can’t close this post like that. That would be poor quality for a post. (don’t expect me to put links to other websites, here, not that I have thousands of examples).

The gap for an incremental new idea can be filled very fast. You get the idea for a marginal innovation, the gap can be closed in a week worth of development. Getting a breakthrough idea and keeping it for yourself gives you time to perfect it and have massive innovation advantage, that will however be filled very soon.
Having that advantage, you should have had time to advertize for it, create traffic, gain media presence, until you master that segmentation.
Innovation is a short-lived advantage. But it can be amplified through collaboration.
So, you had an idea?

Leverage the knowledge of experts, look at how your innovation gets the best out of state-of-the-art technology. Talk about it with people you have confidence in, great ideas come from different people with a different view of the world.

In the creation process, diversity is the key.
But out there, on the internet, it looks like all the ideas are sleeping as a potential. Some websites are even dedicated to tracking new start-up ideas, and some people could be very successful reproducing the business models they see there (springwise, for example)

So have your daily entrepreneurial fix, get your feeling of the web, try to feel some trends and ask yourself what kind of needs you or the consumer have, that could be filled with a brilliant innovation. Then you have 1/500000000000000000 chance to become the next Bill Gates. (Yeah there are many zeros and you can argue that there are close to 6000000000 on earth, but statistics can be computed in very different ways. I make mines on the spot).

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Kerviel, un frustre de la vie.

Bla bla bla Jerome Kerviel. Ca fait du bien de faire comme tout le monde.
Pour donner un peu de liant a mon blog, je vais parler de lui en le rapportant a mon post precedent, parlant des ecoles d’ingenieurs.

Alors j’ai lu un article du Business week dont les passages qui nous interessent sont :

“He had joined the Paris-based bank five years earlier, but as a graduate of a second-tier French business school, he was relegated to a job in its middle office, processing and overseeing transactions by traders whose jobs were far more glamorous and better-paid than his.”

“Yet even at Delta One, Kerviel was dogged by his lack of credentials—a reflection of France’s rigidly hierarchical education system, in which top students who gain admission to a handful of grandes écoles easily find prestigious jobs in government and business, while those who attend more ordinary schools find it far more difficult to advance. That frustration, and a desire to prove that he could play in the big leagues, led Kerviel to begin making unauthorized trades almost immediately upon joining Delta One. It was a decision that ultimately led to a $7.1 billion loss that could topple one of Europe’s biggest banks.”

Vous plaignez pas, a une epoque mon blog etait tout en anglais, maintenant il est en mauvais francais…

Bon alors, que nous dit Carol Matlack, journaliste responsable du bureau de Paris ?
Une frustration. Comme le precedent Trader qui a fait chuter la Barings, Nick Leeson qui avait quelque chose a prouver – a en croire le film “Trader” qui a ete rediffuse sur M6 (bravo la reactivite!)-, Jerome Kerviel aurait developpe des complexes pour avoir fait une ecole de “second ordre”.

Il est vrai que j’ai du mal a expliquer le systeme d’education francais a un etranger. Et puis j’ai du mal a expliquer pourquoi parmi tous mes collegues, il n’y a aucun universitaire. Tout le monde venant des memes ecoles d’ingenieurs.
Pourquoi on fait pas des universites d’ingenieurs? Euh… Pourquoi on paie cher l’ecole de commerce et pas d’ingenieur…
Il y a toujours une raison operationnelle, mais finalement, on se retrouve avec un residu de systeme archaique recouvert de rustines.

Jerome Kerviel, frustre?
je dirai : OUI!
1) Il etait un peu plus enveloppe avant et on lui connaissait peu/aucune copine, avant qu’il choppe ses faux airs de Tom Cruise.
2) Il aurait fait une ecole de second rang. (Une universite). C’est pas moi qui le dit c’est le Business Week.
3) Il etait rentre par la petite porte a la Societe Generale.

La hierarchie est claire a la societe generale. Front-Office, Middle-Offfice, Back-Office. Plus on s’approche du Front et plus on est prestigieux, car on se rapproche des Traders, qui creent la valeur ajoutee. Plus on se rapproche du Back, plus on se retrouve avec les comptables -que j’aime beaucoup-.
Parmi les Traders, les plus prestigieux ont plus d’ecrans pour regarder Bloomberg, suivre leurs positions et regarder “Plus belle la vie”.

Et Kerviel n’etait pas en Front au debut, il etait en Middle ou il surveillait les flux entre le Front et le Back, se faisant certainement traiter comme un moins que rien par les Traders – que j’aime beaucoup.

J’imagine que quand il a obtenu le Graal en rejoignant les Traders en Front, il a du douter et avoir peur de decevoir. De devoir justifier sa presence en faisant mieux que les autres.

Alors la, c’est le drame…

Peut-on dire alors que Jerome Kerviel est un produit de la societe en general qui se retourne contre elle-meme par le biais de la societe generale. Un mauvais systeme elitiste, comme je le disais, fait des grosses tetes et des frustres.

Au fait, si vous avez le temps, regardez les effectifs de la Societe Generale, et regardez le ratio de Tranche A.(meilleures ecoles du systeme francais. 8 ecoles d’ingenieur, 3 de commerce. Point Barre.)

Vous serez surpris.
(Bon, je m’avance un peu, je l’ai pas fait.)

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Et si Supaero faisait comme Supinfo?

Etant ingénieur Supaero, je fais donc partie de la partie frustrée des français.
Après les classes préparatoires MPSI et MP*, le couperet tombe et donne des deux côtés de la barrière des grosses têtes et des frustrés… C’est l’inconvénient du système élitiste français, qui néanmoins produit de très bons ingénieurs (je le sais, j’en fais partie… hi hi)

Tout le système des grandes écoles et régi par des classements (le Point, l’Express), mais tout le monde sait que l’école est considérée comme une boîte noire dont la qualité des diplômés est proportionnelle à la qualité des admis.

Donc, ce qui importe, c’est le rang du dernier admis.

Peu importe les classements autour, qui, pour vendre un peu plus de magazines n’hésitent pas à provoquer la polémique en ne plaçant pas Polytechnique en premier, ou en utilisant la sauce qui les arrange pour placer l’école de commerce de l’éditeur dans les premiers. (je suis mauvaise langue, mais je me brosse les dents)

Bon alors, pourquoi je vous parle de ça? Et ben Supaero et l’Ensica fusionnent et donnent l’ISAE! Bon administrativement d’abord, mais ça compte. A propos vous pouvez me voir sur la première page du site! de l’école.

(bon à titre d’exemple, je sors quand même le classement le point)

Et nos cerveaux formatés comprennent (5+33)/2=19 Donc la fusion serait mauvaise pour le classement de Supaero, et bonne pour le classement des Ensica.
Je ne pense pas.
Comme dirait Jean-Claude Van Damme “1+1 ça fait 11, et là c’est beau”.

C’est une opportunité unique de créer un véritable acteur puissant de la formation aéronautique, de devenir une référence, de mutualiser les moyens pour bénéficier des meilleures installations, des meilleurs profs, et ensuite de bénéficier de la notoriété.
Les Supaeros diront que Supaero c’est déjà super connu… et bien l’ISAE le sera plus. C’est pas avec 160 personnes par promo que l’on crée un réseau varié et puissant.
Le temps passera, et l’ISAE restera.

Ah oui, je parlais de Supinfo au début.
Alors c’est quoi?
C’est ça:

4500 étudiants pour 2007-2008, des pubs sur BFM, une puissance de frappe hallucinante, quand certaines élites voient d’un mauvais oeil le mélange avec d’autres élèves qui ne sont pas des purs prépas.
Et comme je le découvrais sur le site de Maxime, Supinfo se diversifie.

“SUPINFO Family est un service de cours et d’assistance informatique à domicile apporté par SUPINFO, l’Ecole d’informatique leader en France. Ce service est destiné aux juniors, adultes et seniors et convient donc à toute la famille. Il sera progressivement accessible partout en France et dans les départements d’outre-mer. SUPINFO Family s’inscrit dans le cadre réglementé des services à la personne ce qui veut dire que 50% du coût total du service est déductible des impôts, dans les conditions fixées par la loi .”

Là, je dis bravo. Un superbe marketing, de la visibilité, de la présence… et bientôt une marque de vêtement comme UCLA?

Si certains regardent Supinfo de haut, au moins on les regarde. Si certains se considèrent comme des produits de luxe, mais que personne ne connaît leur marque, cela ne sert à rien de s’en vanter.

Et puis pffff, ce ne sont que des écoles après tout. Elles ne nous définissent pas.
Je ne suis pas un X, ni un HEC, ni un Supaero.

Je m’appelle Vinh et je vais manger au MacDo la, parce que j’ai faim.

Bon appétit à vous aussi.

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Marketing – Sciences – Une approche dynamique de la vie

Certains le savent: je suis un ingenieur.
Personne n’est parfait.

La vision de la vie est tres rassurante pour un ingenieur.
Au final, tout l’environnement materiel s’explique par les lois de la physique. On sait pourquoi les objets tombent, pourquoi ils tombent a la meme vitesse, pourquoi un objet jete en l’air prend plus de temps a descendre qu’a monter, et si on ne sait pas, on sort les equations et la calculette.

Tout vient du Big Bang, blablabla, expansion infinie ou retour a l’etat initial. Faire des sciences est extremement rassurant, car des enonces exacts amenent des reponses exactes. Bien entendu, le scientifique doute, mais s’il a tort, il reconnaitra sans doute avoir fait des erreurs d’hypotheses.

En cela, l’ingenieur dort bien. Il sait de quoi il s’occupe, c’est tangible, ca sert a quelque chose. A la question Comment? il levera un sourcil et vous repondra en cherchant sur google.

Alors que je decouvre le Marketing, je decouvre une dimension plus dynamique des choses. Un ingenieur sait comment construire une voiture, de bout en bout d’ailleurs. Mais la raison pour laquelle il la construit de la maniere dont il le fait, c’est le marketing! C’est la demande du consommateur qui a donne du sens a ce que l’ingenieur fait. C’est le Pourquoi.

L’ingenieur dira: les reactions d’oxydo-reduction, c’est pareil! On peut toujours rentrer dans le paradygme de la science. On peut dire que l’oxydant est la demande d’electrons et que les reducteurs les fournissent. Selon l’equilibre et la quantite, la reaction aura lieue plus ou moins vite.

Mais dans ce cas la, on connait par avance le resultat de la reaction d’oxydo-reduction, qui est predeterminee et qui n’aura d’autre choix que de reagir.

De son cote, l’entreprise a fait un choix lors de la definition de son marche, de son offre, et de sa maniere de la faire coincider.

Peut-on alors dire que le Marketing est de la decision multi-critere?
Peut-on encore dire que le Marketing est une religion?

Trop de questions, je ne suis pas Dieu!

Tout ce que j’avais remarque, c’est que le Marketing propose une autre modelisation de la vie. Un peu comme celle du Yin-Yang, l’offre et la demande sont omnipresentes. Et que leur complementarite provoque le mouvement. Exemple: J’ai soif, je vais boire un Coca. Je suis un artiste frustre, je passe des heures a faire de belles slides powerpoint. Car il y a plusieurs methode de repondre a la demande, et dans certains cas, de la creer.

Cree-t-on de la demande? Je citerai Lavoisier. “Rien ne se perd, rien ne se cree, tout se transforme.”
Nait-on avec un potentiel de demande? Le perd-on au fil de la vie? Le raffine-t-on (comme avec la pyramide de Maslow)?
Finalement, la fin de la demande, quand on n’a plus besoin de rien, c’est la mort! La demande se transforme, l’insatisfaction c’est la vie! C’est-elle meme qui engendre l’action!

Bon, ahemm, faut que j’y aille.

++

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Trouver l’ame soeur, un simple calcul de probabilite

Il y a un mois, j’ai vu un episode de How I met your mother. Dans cet episode, Ted Mosby, le heros, decide de s’adresser a une agence matrimoniale pour trouver l’amour.
Vu le prix exorbitant de la prestation, Ted tente de partir.
Cependant l’agent prend sa calculette et fait un calcul rapide :
nombre de personnes a new York => nombre de femmes => tranche d’age => celibataire => compatibibilites generales => Nombre de femmes

8 femmes! Ted Mosby n’a que 8 femmes qui lui conviennent a New York. Et seul l’agence matrimoniale peut l’aider a trouver… Le cote effrayant et rassurant des mathematiques en meme temps.

D’un autre cote, il est vrai qu’on peut creer un ordre total, en comparant les objets deux a deux. En partant de cette hypothese (vraie dans mon cas, je peux toujours comparer – la dinde et le poulet sont differents, mais n’ont pas le meme prix au supermarche -), en comparant deux a deux tous les elements d’une population, il est possible de generer une liste de preference.

Supposons que N soit la population concernee, et ben il y a N-1 choix qui sont non optimises. Si on s’en tient a une courbe de satisfaction, il y a N-k choix qui sont satisfaisants.

k diminue avec le temps mais pas avec l’experience, augmente avec la richesse personnelle et l’apparence physique.

Finalement, pour trouver le choix optimal, c’est une veritable strategie de recherche a mettre en oeuvre.

Les principales etapes:
Skimming
Prendre des elements de la population et tester.
Analyzing
Faire des analyses sur la correlations entre certains criteres et le degre de complementarite. “J’aime les blondes”
Validating
Valider des hypotheses qui ont ete formalisees dans l’etape precedente. Au besoin raffiner l’hypothese.
Deep searching
En ayant valider certaines hypotheses, on peut donc chercher de maniere efficace dans les criteres donnes!

En pratique.

Population de Toulouse, 45 0000 habitants. Population concernee, 1/20, soit 22 500 jeunes filles dans la tranche d’age concernee.
Sachant qu’il ya 35% de celibataires en France (INSEE), (on utilisera cette proportion en considerant que le nombre des couples non declares ou passagers annule la plus forte proportion de celibataire dans cette tranche d’age), on arrive a 7 900 femmes disponibles dans ma tranche d’age.

Bon arrive maintenant d’autres criteres qui vont etre difficiles a evaluer.
Je ne vous en revelerai pas plus sur mes preferences, mais prenons l’approche suivante:
Le but est de minimiser son mecontentement, donc de minimiser le taux de jalousie/regret possible en entrant donc en relation avec la personne.
Donc sur un ensemble de personnes donne, il faut que la cible soit dans la partie haute du classement.
Prenons donc un ensemble qui soit manipulable pour l’esprit humain, c’est a dire un ensemble de 7 personnes. (chiffre de Miller). Il me semble logique que le mecontentement est optimise si et seulement si sur les 7 jeunes filles celibataires (ensemble manipulable), ma copine fait donc partie du premier tiers, c’est a dire donc une des deux premieres. C’est bien entendu un ordre personnel conditionne par nos preferences, et le quartile peut varier en fonction du k (voir precedent).

En prenant l’hypothese que si on n’atteint pas cette premiere partie du classement, la jalousie/regret devient trop forte pou avoir une relation stable.

Ce qui nous fait donc: 2250. (ce qui fait plus que ce que j’esperais).
Mais quelle est la probabilite que ce soit reciproque?

Comme je suis par defaut dans leur cible (reciprocite de l’association), j’ai de la meme maniere 2/7 chances de leur plaire.

Il reste donc 640 jeunes filles, disponibles, qui me plaisent, a qui je plais, dans la ville de Toulouse, avec la tranche d’age adequate.

Ce qui fait donc 640/450000 chances de rencontrer l’ame soeur en voyant un inconnu dans la rue soit 1.5 chances sur 1000.

Sur ce, pour ceux qui sont celibataires, bonne recherche!

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